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Lapsus en Une de "Libération"




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La Une de "Libération", ce lundi 22 juin 2009, est savoureuse : en légende d’une caricature du président de la République, venu rendre sa bonne parole devant le Congrès du Parlement déguisé en souverain d’opérette, le quotidien explique que le chef de l’Etat "souhaite relancer son septennat (sic)"...

Le discours de Versailles, en marquant une rupture symbolique très forte dans la pratique du pouvoir présidentiel avec la tradition héritée de la Troisième République, fait en effet de Nicolas Sarkozy le digne héritier du maréchal de Mac-Mahon, dans une posture de "monarque républicain" expliquant sans doute le lapsus journalistique.

Pourtant, c’est bien l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral qui ont ouvert la voie de la révision constitutionnelle de juillet 2008, entérinant la concentration des pouvoirs dans les mains de l’hôte de l’Elysée au mépris de la délibération collective en général et des prérogatives de la Représentation nationale en particulier.

Cette évolution de nos institutions inscrit d’ailleurs bien plus Sarkozy dans les pas d’un Louis-Napoléon Bonaparte de 1848 que d’un Mac-Mahon de 1877, ce qui ne devrait pas rassurer les républicains de tout bord.

Alors, ne faisons pas comme les démocrates de 1848, ne laissons pas faire Sarkozy ! Comme les républicains de 1877 face à Mac-Mahon...

François Colcombet, président de la C6R